Les nus sont présentés comme une déclinaison d'images où la couleur succède à dix années de noir destinées à parfaire la technique de l'artiste.
A travers ces femmes plantureuses, Argentin se révèle d'une solide gaieté. Quelques portraits "biffés" complètent cette galerie qui fait intervenir des techniques différentes. Les nus et les portraits, c'est l'Argentin de l'amitié, de l'appétit de vivre, d'une certaine audace rythmique.
La vision de New York procède d'un choc instantané, de l'obsession de dire en toute hâte ce qui trouble le voyageur. Manhattan, cette Babylone édifiée sur l'affairisme, a fasciné le peintre qui a utilisé ce qu'il avait à sa portée (bouts de journaux, pages d'annuaires, notes d'hôtel, résultats de matchs murent le ciel à la manière des gratte-ciel).
La ville semble obéir au délire rectiligne, à l'hégémonie numérique, au règne de la statistique... il en résulte un paysage allégorique bâti sur l'écrasement de l'homme, mais également révélateur de la puissance qui est en lui.
LUIS PORQUET 1989
.