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Textes Exposition
Hotel de Ville de Rouen 2009
L’art à l’aise dans les murs de l’Hôtel de Ville :
Les Méridiennes repartent de plus belle. Exposition
de peintures avant le retour des concerts.
Des tableaux pour annoncer la couleur. Les oeuvres du peintre et graveur rouennais
Philippe Argatti ornent la galerie du rez-de-chaussée de l’Hôtel de Ville, jusqu’au 16 octobre. Les
pièces de cette exposition, intitulée « Horizons », se présentent comme des paysages mentaux
inspirés par la musique. Et la musique, c’est le maître mot des Méridiennes, saison culturelle développée au coeur de la mairie. Une expression artistique proche des gens, complice, délivrée gratuitement sur le
temps du déjeuner. « L’esprit des Méridiennes, c’est de créer des petits moments de simplicité dans
l’Hôtel de Ville à la pause du midi, rappelle Laurence Tison, adjointe à la Culture et au Spectacle vivant.
Il s’agit d’ouvrir la “maison commune” aux artistes, qui ont un rôle clé à jouer dans la cité, et au public. » Petite musique de jour, deux à trois vendredis par mois jusqu’à fin juin : un concert se glisse dans le Salon Louis XVI, la Salle des Mariages ou le hall, entre 12 h 15 et 13 h. Le Conservatoire a assuré la programmation. Premières notes le 9 octobre, avec « Escales françaises », récital clarinette et piano par deux professeurs du Conservatoire.
  

Ainsi parlait Zarathoustra  Expo : Le peintre rouennais Argatti expose à l’hôtel de ville

Philippe Argatti a été profondément marqué par L’odyssée de l’espace : le film avant-gardiste de Stanley Kubrick.  Inspirée par la musique diffusée en permanence dans son atelier, Il propose une relecture de l’œuvre cinématographique mythique à travers une série de peinture sur le thème de l’horizon.  Certaines de ces toiles, hommages aux impressionnistes s’apparente à des partitions ou des lignes d’écritures rendues illisibles par une luminosité trop forte, mais toutes sont marquées du sceau de la transcendance : au centre de celles-ci un monolithe noir est imprimé hommage au roman d’Arthur C.Clarke qui a inspiré Kubrick. Ce « pavé noir » tel qu’il le nomme est le symbole d’une interrogation constante : il nous propose un voyage mental au-delà des horizons connus.  En guise d’introduction à cette exposition, il présente au public une de ses premières œuvres : datée de 1966 c’est une version très personnelle d’Impression soleil levant, la fameuse peinture de Monet représentation quasi abstraite du port du Havre noyé dans la brume. Ces toiles et ses œuvres sur papiers sont toutes très strictement rythmées par des divisions en espaces colorés façon Rothko. La rigueur du cadrage contraste avec le désir de conserver un aspect brut, la trace de l’instrument et la toile blanche restant visibles. Cette exposition s’achève en pont d’orgue avec une œuvre récente : un monochrome où le noir est travaillé comme une couleur à la manière de Soulages : noir mat, brillant, griffé, biffé, agressée, cette toile plus violente et expressive que les précédentes annonce un nouveau cycle.  

Elodie Laval,  PARIS NORMANDIE 22-0-2009

  

Présentée dans le cadre des Méridiennes, la nouvelle exposition de Philippe Argatti rassemble des œuvres inédites sur le thème de l’horizon. Plus intimiste que de coutume, le peintre abstrait y dévoile de récents travaux sur papier accompagnés de quelques toiles.

… Privilégiant le petit format « Horizons » est le titre générique d’une série d’œuvres considérées comme inédites. Elles ont été réalisées au cours des quinze dernières années (huiles sur toile et travaux papier s’échelonnant de 1994 à 2008). Parmi ces œuvres, une peinture datant de 1966 évoque la Baie du Havre. Elle prend ici une valeur emblématique car elle préfigure plus ou moins les recherches actuelles du peintre. D’un dépouillement radical, elle s’impose dans cette sélection par la qualité de ses gris.

Fécampois d’origine, Argatti fut sans doute marqué par la présence envoûtante de la mer au cours de ses toutes premières années de sa vie.. La ligne de l’horizon qui déjà lui faisait un clin d’œil est devenue pour lui un sujet d’interrogation. Qu’évoque-t-elle donc sinon une relation particulière à l’espace et au temps. Mobile par essence, cette ligne magique ne cesse d’interpeller l’imaginaire du peintre (horizon ciel et mer, horizon impressionniste, horizon mer et terre, horizon nuit rouge). Il y déploie ses rêves et ses espérances d’avenir.

Luis Porquet, LES  AFFICHES DE NORMANDIE  30-09-2009